
L’AFD hors contrôle
Enquête sur les dérives de l’Agence française de l’aide au développement.
Enquête sur les dérives de l’Agence française de l’aide au développement.
En Afrique, l’Agence française de développement, symbole de la solidarité de la France dans le monde, finance à coups de milliards d’euros des projets opaques et s’abrite derrière le secret bancaire pour ne pas dévoiler ses pratiques.
Cette enquête, fruit de six mois de travail en France et en RDC, a été menée en collaboration avec Mediapart. Elle s’appuie sur des données publiques, des documents internes à l’Agence française de développement et près de 70 entretiens avec des chercheurs, des employés de l’AFD et de ses filiales, des humanitaires et des bénéficiaires des fonds accordés par l’établissement. Le directeur général adjoint de l’AFD, Bertrand Walckenaer, nous a accordé un entretien téléphonique le 16 septembre. L’agence a ensuite répondu à une série de questions complémentaires adressées par écrit le 27 septembre.
Matignon et Bercy ont truqué deux appels à projets de l’Agence de la transition écologique (Ademe) pour financer le géant de la pétrochimie Ineos, révèle Disclose. La multinationale va toucher plus de 300 millions d’euros d’argent public pour soutenir l’activité d’une usine parmi les plus émettrices de CO2 en France.
Les marques d’habillement à bas prix tirent profit de leurs invendus écoulés auprès d’associations comme Emmaüs ou La Croix Rouge, révèle Disclose, en partenariat avec Reporterre, à partir de documents confidentiels. Le résultat de la loi anti-gaspillage qui les encourage, depuis 2022, à donner leurs surplus en échange de 60 % de réduction fiscale. Au risque de financer la surproduction de l’industrie textile.