
L’AFD hors contrôle
Enquête sur les dérives de l’Agence française de l’aide au développement.
Enquête sur les dérives de l’Agence française de l’aide au développement.
En Afrique, l’Agence française de développement, symbole de la solidarité de la France dans le monde, finance à coups de milliards d’euros des projets opaques et s’abrite derrière le secret bancaire pour ne pas dévoiler ses pratiques.
Cette enquête, fruit de six mois de travail en France et en RDC, a été menée en collaboration avec Mediapart. Elle s’appuie sur des données publiques, des documents internes à l’Agence française de développement et près de 70 entretiens avec des chercheurs, des employés de l’AFD et de ses filiales, des humanitaires et des bénéficiaires des fonds accordés par l’établissement. Le directeur général adjoint de l’AFD, Bertrand Walckenaer, nous a accordé un entretien téléphonique le 16 septembre. L’agence a ensuite répondu à une série de questions complémentaires adressées par écrit le 27 septembre.
Disclose et Reporterre ont analysé le projet de circulaire encadrant la présence de PFAS dans les boues d’épuration destinées à fertiliser les champs. Le rédaction de ce document, qui va fixer des seuils limites pour lutter contre cette source « de contamination des sols, des denrées alimentaires et des ressources en eau », intervient quelques semaines après nos révélations sur ce nouveau scandale sanitaire et environnemental lié aux polluants éternels.
Derrière les promesses d’acier vert, le premier pollueur de France carbure toujours au charbon. En août 2025, l’usine d’ArcelorMittal à Dunkerque a reçu plusieurs milliers de tonnes du combustible en provenance de Moatize, une mine ultra toxique au Mozambique. Sur place, les habitant·es sont exposé·es à une grave pollution de l’air et de l’eau, et voient leur vie menacée par des explosions quotidiennes, d’après l’enquête de Disclose et Socialter.