Pourquoi Disclose est dans le viseur de l'État ?
- 7 décembre 2020 : Disclose publie une enquête qui révèle la stratégie du gouvernement pour empêcher un contrôle plus démocratique sur les ventes d’armes.
- 3 février 2021 : Le parquet ouvre une enquête, confiée à la DGSI, le renseignement intérieur français.
- 21 novembre 2021 : Disclose publie l’enquête « Egypt Papers », qui documente une campagne d’exécutions arbitraires contre des civils en Égypte, avec la complicité de l’État français.
- 24 novembre 2021 : Le ministère des armées porte plainte pour « violation du secret de la défense nationale ».
- 21 juillet 2022 : Le parquet de Paris ouvre une enquête, confiée à deux juges d’instruction spécialisées dans l’antiterrorisme.
- Courant 2023 : La journaliste Ariane Lavrilleux est placée sous surveillance : des agents du renseignement espionnent son téléphone et la suivent dans ses déplacements.
- 19 septembre 2023 : Le domicile d’Ariane Lavrilleux est perquisitionné, des policiers fouillent ses ordinateurs, téléphones portables et carnets de note. Elle fait 39 heures de garde à vue.
- 9 octobre 2025 : Après trois ans d’enquête, Ariane Lavrilleux bénéficie d’un non-lieu. Le dossier d’instruction reconnaît l’intérêt général des informations publiées par Disclose.
- 25 octobre 2025 : Le parquet général de Paris fait appel du non-lieu.
- 20 mai 2026 : Le parquet général demande la réouverture de l’enquête judiciaire, la mise en examen d’Ariane Lavrilleux, la censure de nos articles et vidéos ainsi que la convocation des autres signataires de l’enquête. Décision le 8 juillet.
Ce qui se joue aujourd’hui dépasse largement le cas des journalistes de Disclose. C’est un signal dangereux pour la liberté de la presse, le secret des sources et le droit à l’information du public.


