Impact
Si la première mission de la presse est d’informer, Disclose estime que ses enquêtes sont utiles seulement si elles ont un impact concret sur la société.

De par l’ampleur des scandales que nous révélons, nous fournissons aux citoyen·nes les moyens de faire pression sur les pouvoirs économiques et politiques, afin de provoquer des changements. Tout au long de l’année, nous vous informons des changements concrets suscités par notre travail.
Voici des répercussions récentes des enquêtes de Disclose :
- Reconnaissance faciale : la justice ordonne à plusieurs villes de supprimer le logiciel israélien Briefcam. Vingt-quatre heures après nos révélations, en novembre 2023, sur l’utilisation illégale de cette application de vidéosurveillance par de nombreux services de police, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a ouvert une procédure de contrôle du ministère de l’intérieur. Face à la pression, Gérald Darmanin a été contraint d’annoncer à son tour une enquête administrative pour faire la lumière sur l’utilisation de Briefcam par ses services. Dans le même temps, le tribunal administratif a ordonné à 12 communes de Normandie de cesser l’utilisation du logiciel et d’effacer toutes les données personnelles qu’il contenait. Les offensives judiciaires pour dénoncer cette atteinte illégale à la vie privée ne font que commencer.
- L’usine d’ArcelorMittal à Fos-sur-Mer menacée de fermeture administrative. À la suite de notre enquête sur les pollutions répétées du groupe sidérurgique à l’intérieur et à l’extérieur de son usine des Bouches-du-Rhône, l’inspection du travail a ordonné la fermeture du site en juin dernier. Objectif de cette sanction inédite : mettre fin à « une situation dangereuse » pour les salariés·e, tout en maintenant leur rémunération. Si le géant de l’acier a contesté cette interdiction en justice, il a cependant été contraint de réagir pour protéger vraiment ses employé·es. En parallèle, le groupe reste sous le coup de deux plaintes pour pollutions illégales déposées, en mars 2023, par les fédérations régionales de l’association France Nature Environnement, avec lesquelles nous avons partagé les résultats détaillés de notre enquête.
- Des associations perturbent de nouvelles importations de gaz de schiste en France. C’est le plus grand projet d’énergies fossiles défendu par l’État cette année : un terminal méthanier flottant a été amarré, en septembre 2023, au port du Havre pour accroître les importations de gaz en France, et notamment de gaz de schiste venu des États-Unis. Mais le bateau-usine exploité par TotalEnergies a failli ne jamais arriver. Plusieurs associations locales, dont France Nature Environnement Normandie et Écologie pour le Havre, ont porté plainte contre l’État au tribunal administratif, s’appuyant notamment sur deux enquêtes de Disclose sur le mensonge du gouvernement entourant le terminal méthanier et les dangers industriels qu’il représente. Son arrivée en Normandie a également été entravée par des activistes de Greenpeace, qui sont parvenu·es à écrire « Gas Kills » sur la coque du bateau-usine. En novembre 2023, le terminal de TotalEnergies a accueilli sa première livraison de gaz de schiste américain avec près de deux mois de retard. Disclose continue depuis d’enquêter sur les risques sanitaires et environnementaux de ce gaz ultra-polluant aux États-Unis.
Chaque année, Disclose recense toutes les répercussions de ses enquêtes :
Nos précédents rapports d’impact :