05 févr. 2020

Judo : un entraîneur condamné et toujours en poste

Judo : un entraîneur condamné et toujours en poste

Condamné pour agression sexuelle sur une jeune fille de 13 ans, l’entraîneur exerce toujours en Alsace. En 2018, il a même reçu une médaille de sa Fédération.

Quelque part vers Colmar, une famille ressort un dossier volumineux : le procès contre Mustapha El Hadifi, l’ancien entraîneur de judo de leur fille, condamné en 2007 pour agressions sexuelles sur la mineure de 13 ans.

Le judoka a été confondu par son ADN retrouvé dans la culotte de l’adolescente. Après la prison et malgré les signalements répétés de la famille, Mustapha El Hadifi est remonté sur les tatamis. Fin 2019, il encadrait toujours dees jeunes d’un club de la plaine d’Alsace, comme nous l’avons détaillé dans l’article « des agresseurs qui restent en poste« . Consécration suprême, il a reçu une palme de bronze des mains du président de la FFJDA, Jean-Luc Rougé, en 2018.

Mustapha El Hadifi n’avait plus le droit d’exercer depuis des années, au regard de l’article L212-9 du code du sport. Une information encore confirmée dans un reportage de l’Oeil du 20 heures, diffusé ce mercredi 5 février sur France 2.

Joint par Disclose, l’entraîneur a nié les faits : « J’avais derrière mois une trentaine d’années d’enseignement et j’ai en moyenne deux cents élèves par année… Une seule fille m’accuse, sur tant de filles. C’est une histoire de village. » Et d’ADN.

L’enquête est aussi en podcast.

Le judoka l’ADN et la médaille, épisode 1 :

Le judoka l’ADN et la médaille, épisode 2 :