#MeTooPolice

#MeTooPolice

Enquête sur les violences sexuelles commises par les forces de l’ordre.

Harcèlement, agressions sexuelles, viols… L’uniforme n’empêche pas les violences sexuelles. Pire : il les facilite. Au terme d’un an d’enquête, Disclose présente #MeTooPolice. Six épisodes sur les violences sexuelles commises à l’ombre des commissariats et gendarmeries où le ministère de l’intérieur a laissé l’impunité s’installer.

429 victimes, 215 agresseurs : révélations sur les violences sexuelles commises par les forces de l’ordre

Collègues de travail, plaignant·es, gardé·es à vue… Disclose a retrouvé 429 victimes de violences sexuelles perpétrées par des policiers ou des gendarmes partout en France. D’après notre enquête, ces affaires, qui vont du harcèlement sexuel au viol, impliquent 215 fonctionnaires, tous grades confondus. Leur point commun : ils ont abusé de leur pouvoir pour arriver à leurs fins et imposer le silence. Le ministère de l’intérieur laisse faire, en toute impunité.

#MeTooPolice : des dizaines de femmes agressées par les agents chargés de recueillir leur plainte

Elles ont franchi les portes d’un commissariat ou d’une gendarmerie pour chercher justice et protection. Au lieu de cela, 57 femmes retrouvées par Disclose ont été victimes de violences sexuelles commises par les fonctionnaires chargés de recueillir leurs plaintes. Révélations, en partenariat avec L’Oeil du 20 heures (France 2), sur un scandale ignoré par le ministère de l’intérieur.

Palpations illégales : quand les contrôles de police tournent au viol

Fouilles à nu, mains sur les parties génitales, pénétrations avec une matraque… Disclose a enquêté sur un angle mort des violences policières : les violences sexuelles commises lors de contrôles d’identité et de palpations de sécurité. Au moins 45 personnes ont été victimes de ces pratiques illégales depuis 2012. Dans la plupart des cas, la justice ne reconnaît pas le caractère sexuel de ces violences, qui visent surtout des personnes racisées.

Plus de 170 policières et gendarmes accusent un collègue de violences sexuelles

Revêtir l’uniforme de police ou de gendarmerie lorsqu’on est une femme expose au risque d’être la cible de violences sexuelles de la part d’un collègue : 177 femmes policières ou gendarmes accusent un membre des forces de l’ordre de harcèlement sexuel, agression sexuelle ou viol, depuis 2012, révèle Disclose. Dans la plupart des cas, les mis en cause ont été protégés par leur hiérarchie.

#MeTooPolice : gestion désastreuse d’un cas de harcèlement sexuel dans la police municipale de Lille

Sous le mandat de Martine Aubry, la ville de Lille a maintenu en poste un policier municipal accusé de harcèlement sexuel par une collègue. Malgré plusieurs alertes en interne, l’élue socialiste n'a pris aucune mesure sérieuse. Une plainte a été déposée contre la mairie, en février 2024. Cette affaire est emblématique de l’impunité qui règne dans les polices municipales françaises : dans 36 villes, Disclose a identifié 46 agents mis en cause pour des violences sexuelles depuis 2012.

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