Victoire de l’information face au secret défense

L’enquête pénale contre les journalistes de Disclose ayant révélé l’implication d’armes françaises au Yémen a été classée sans suite par le parquet de Paris.
Il aura fallu neuf mois avant que le procureur de la République ne classe l’enquête préliminaire ouverte contre Mathias Destal et Geoffrey Livolsi, journalistes et fondateurs de Disclose. Dans un courrier qui leur a été adressé le 22 janvier (lire en fin d’article), Rémy Heitz indique que ces poursuites constituent toutefois « un antécédent judiciaire ». Une formulation qui sonne comme une énième tentative d’intimidation contre Disclose.
Durant ces longs mois, le parquet de Paris a eu les mains libres pour traquer nos sources et enquêter sur notre travail journalistique. Nous n’avons pas eu accès au dossier ni à aucun élément de la procédure pénale. La fin des poursuites signifie aussi que nous n’en saurons pas plus sur les actes exécutés ni sur de possibles atteintes à la liberté d’information, au nom du très opportun « secret défense ».
- Lire l’enquête « Made in France »
Le débat public et contradictoire sur les ventes d’armes de la France à l’Arabie saoudite, leur utilisation contre des civils au Yémen et les mensonges proférés par les représentants de l’Etat n’aura pas lieu.
Disclose poursuit son combat pour le droit à l’information des citoyens, plus déterminé que jamais.



