Le mercredi 20 septembre, au terme de 39 heures de garde à vue et de 10 heures de perquisition de son domicile personnel, Ariane Lavrilleux est ressortie libre de l’hôtel de police de Marseille. La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) reproche à notre journaliste d’avoir signé une série d’enquêtes reposant sur des informations « confidentiel-défense » au sujet des ventes d’armes de la France à des régimes autoritaires. Certains de ces matériels militaires ont été utilisés contre des populations civiles.
Par cette procédure d’exception, l’État semble déterminé à identifier nos sources et à porter gravement atteinte à la liberté de la presse. Voici les enquêtes que le pouvoir n’aurait jamais voulu voir paraître.