Permis d'agresser

Permis d’agresser

Enquête sur les violences sexuelles dans les transports et les failles ayant facilité la récidive des chauffeurs-agresseurs.

Au terme de plus d’un an d’enquête, Disclose a identifié 63 ambulanciers, chauffeurs de taxi ou de car scolaire ayant commis des viols ou agressions sexuelles sur leurs passagers. Les victimes, au nombre de 152 depuis 2005, sont le plus souvent des mineur·es ou des personnes vulnérables. Les agresseurs, dont trois-quarts sont des récidivistes, profitent de l’absence quasi-totale de contrôles des autorités comme de leurs employeurs.

Violences sexuelles : les ambulanciers hors de contrôle

Blessés, handicapés ou sédatés : les usagers des transports sanitaires sont des cibles idéales pour les agresseurs sexuels. Disclose, en partenariat avec la cellule investigation de Radio France, révèle qu’au moins 35 chauffeurs d’ambulance et de taxi médicalisé ont été condamnés pour violences sexuelles depuis 2005. La plupart ont continué d’exercer leur activité, trois d’entre eux sont toujours en poste.

Violences sexuelles : la loi renforce les contrôles des chauffeurs de bus pour éviter la récidive

Depuis les révélations de Disclose sur le "permis d'agresser" pour les chauffeurs de bus, de taxi et d’ambulance, la loi entérine le contrôle des antécédents judiciaires pour une catégorie d’entre eux : les conducteurs de transports collectifs et scolaires. D’après notre enquête, au moins quinze chauffeurs condamnés pour violences sexuelles ont récidivé depuis 2005.

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