
Interpol Files
Quand la police internationale sert à traquer des opposant·es politiques.
Quand la police internationale sert à traquer des opposant·es politiques.
La célèbre organisation de police internationale, basée à Lyon, rassemble 196 pays pour lutter contre le terrorisme et le crime organisé. Dans la pratique, elle permet à des régimes autoritaires de traquer opposant·es, journalistes ou militant·es en exil à travers le monde, révèle Disclose, en partenariat avec la télévision publique britannique BBC.
Notre enquête s’appuie sur une fuite de données sans précédent dans l’histoire d’Interpol. Rapports confidentiels, correspondances entre bureaux nationaux, tableaux des avis de recherche en circulation… Ces milliers de documents dévoilent un système qui transforme une force de police criminelle réputée en une redoutable arme d’oppression politique aux mains des autocrates.
Les quatre premiers volets de l’enquête sont en ligne, en français et en anglais.
La Cour d’appel de Paris a suivi les demandes du parquet général et ordonné, mercredi 8 juillet, la réouverture des investigations visant à identifier les sources ayant contribué à nos révélations sur la complicité de la France dans des exécutions extrajudiciaires perpétrées par la dictature égyptienne. Disclose appelle à la mobilisation pour défendre le droit à l’information des citoyen·nes.
Le ministère de la justice exige la dépublication de notre enquête mise en ligne en 2021 sur la complicité de la France dans des crimes commis par la dictature égyptienne. La chambre de l’instruction doit se prononcer le 8 juillet sur une éventuelle réouverture de l’enquête judiciaire qui avait reconnu l’intérêt public de nos révélations et mis hors de cause la journaliste Ariane Lavrilleux, à nouveau menacée par l’État.