Le ministère de la justice exige la censure de notre enquête « Egypt Papers » et la mise en examen de notre journaliste Ariane Lavrilleux pour « divulgation d’un secret de la défense nationale ». Pour faire face à cette nouvelle offensive de l’État, nous allons avoir besoin de vous.
Le ministère de la justice exige la dépublication de notre enquête mise en ligne en 2021 sur la complicité de la France dans des crimes commis par la dictature égyptienne. La chambre de l’instruction doit se prononcer le 8 juillet sur une éventuelle réouverture de l’enquête judiciaire qui avait reconnu l’intérêt public de nos révélations et mis hors de cause la journaliste Ariane Lavrilleux, à nouveau menacée par l’État.
Au nom de la lutte contre le terrorisme, l’État surveille, fiche et attaque les libertés de milliers de citoyen·es ordinaires. Nous voulons exposer les mécanismes de cette surveillance aussi invisible qu’omniprésente : Disclose lance un appel à témoignages auprès de celles et ceux qui sont ciblé·es par ces pratiques pour un projet d’enquête écrite et vidéo.
Le géant de l’armement Thales a vendu six radars de surveillance à l’armée birmane en dépit d’un embargo européen et d’une vague de répression sanglante contre les Rohingya, une minorité musulmane persécutée par la junte au pouvoir, révèlent Disclose et Info Birmanie. Les livraisons se sont étalées de 2017 à 2020, avec la bénédiction de l’État français.
Disclose et Reporterre ont analysé le projet de circulaire encadrant la présence de PFAS dans les boues d’épuration destinées à fertiliser les champs. Le rédaction de ce document, qui va fixer des seuils limites pour lutter contre cette source « de contamination des sols, des denrées alimentaires et des ressources en eau », intervient quelques semaines après nos révélations sur ce nouveau scandale sanitaire et environnemental lié aux polluants éternels.
Derrière les promesses d’acier vert, le premier pollueur de France carbure toujours au charbon. En août 2025, l’usine d’ArcelorMittal à Dunkerque a reçu plusieurs milliers de tonnes du combustible en provenance de Moatize, une mine ultra toxique au Mozambique. Sur place, les habitant·es sont exposé·es à une grave pollution de l’air et de l’eau, et voient leur vie menacée par des explosions quotidiennes, d’après l’enquête de Disclose et Socialter.
Des policiers et gendarmes français utilisent illégalement un outil de reconnaissance faciale accessible en quelques clics sur leur téléphone portable. La journaliste « Camille reporter » a retrouvé des victimes de cette pratique interdite en France et un policier, qui confirme l’étendue du problème.
Disclose est un média à but non lucratif qui publie des enquêtes sur des sujets d’intérêt général. Crimes environnementaux, délinquance financière, santé publique, vente d’armes, violences sexuelles… Nous exposons les dérives de l’État et des multinationales. Notre objectif : leur demander des comptes et générer, in fine, un impact positif pour la société. Et parce que nous considérons l’information comme un bien public, toutes nos enquêtes, écrites et vidéo, sont en accès libre. Afin de renforcer l’impact de nos enquêtes et accroître la pression sur les responsables publics, Disclose noue des partenariats avec des ONG, des universités, des scientifiques ou encore des juristes. Nous travaillons également en lien étroit avec des médias français et étrangers pour améliorer les retombées de nos investigations. En parallèle du travail d’enquête, Disclose s’engage aux côtés des citoyen·nes pour faire valoir leur droit à l’information. Nous partageons nos méthodes d’investigation à travers des guides thématiques, accessibles gratuitement, comme le guide du lanceur d’enquête. Nous initions aussi des procédures administratives, et parfois judiciaires, afin de contraindre des administrations à rendre publiques des informations d’intérêt général. Avec des moyens modestes, mais une détermination à toute épreuve, on peut faire de grandes choses. Depuis ses débuts, Disclose a prouvé sa capacité à enquêter, révéler, mobiliser et est devenu un producteur d’informations incontournable en France. De ceux, trop rares, qui ne se font pas dicter leur agenda, mais qui, au contraire, génèrent le débat en rendant publiques des informations sciemment dissimulées. À travers nos révélations, nous demandons des comptes à celles et ceux qui agissent en notre nom et participons, avec d’autres, au passage de l’indignation à l’action.
21 mai 2026
« Le Sénat réclame l’identité de donateurs de Disclose : nous nous y opposons fermement »
Disclose est un média à but non lucratif qui publie des enquêtes sur des sujets d’intérêt général. Crimes environnementaux, délinquance financière, santé publique, vente d’armes, violences sexuelles… Nous exposons les dérives de l’État et des multinationales. Notre objectif : leur demander des comptes et générer, in fine, un impact positif pour la société. Et parce que nous considérons l’information comme un bien public, toutes nos enquêtes, écrites et vidéo, sont en accès libre. Afin de renforcer l’impact de nos enquêtes et accroître la pression sur les responsables publics, Disclose noue des partenariats avec des ONG, des universités, des scientifiques ou encore des juristes. Nous travaillons également en lien étroit avec des médias français et étrangers pour améliorer les retombées de nos investigations. En parallèle du travail d’enquête, Disclose s’engage aux côtés des citoyen·nes pour faire valoir leur droit à l’information. Nous partageons nos méthodes d’investigation à travers des guides thématiques, accessibles gratuitement, comme le guide du lanceur d’enquête. Nous initions aussi des procédures administratives, et parfois judiciaires, afin de contraindre des administrations à rendre publiques des informations d’intérêt général. Avec des moyens modestes, mais une détermination à toute épreuve, on peut faire de grandes choses. Depuis ses débuts, Disclose a prouvé sa capacité à enquêter, révéler, mobiliser et est devenu un producteur d’informations incontournable en France. De ceux, trop rares, qui ne se font pas dicter leur agenda, mais qui, au contraire, génèrent le débat en rendant publiques des informations sciemment dissimulées. À travers nos révélations, nous demandons des comptes à celles et ceux qui agissent en notre nom et participons, avec d’autres, au passage de l’indignation à l’action.
21 mai 2026
« Le Sénat réclame l’identité de donateurs de Disclose : nous nous y opposons fermement »
Les policiers et gendarmes français ont accès à un logiciel de reconnaissance faciale sur leur téléphone professionnel depuis 2022. Relié au TAJ, le fichier d’antécédents judiciaires, l’outil permet d’obtenir des informations personnelles sur 9 millions de personnes grâce à une photo prise sur le vif. Des fonctionnaires ont recours à cette pratique hors de tout cadre légal, en particulier lors de contrôles d’identité, révèle Disclose, témoignages et documents à l’appui. Jusqu’à présent, le ministère de l’intérieur laisse faire.
Un quart des 100 sites industriels qui rejettent le plus de polluants éternels en France alimentent la filière agricole en « boues d’épuration », destinées à fertiliser les champs. L’épandage de ces engrais toxiques concerne plusieurs milliers d’hectares, révèle Disclose, en partenariat avec France 3. Une bombe sanitaire et environnementale dont l’État peine à prendre la mesure.
L’eau potable de 16 communes de l’est de la France est impropre à la consommation depuis juillet 2025. En cause, la papeterie Ahlstrom de Stenay, dans la Meuse, qui a disséminé des PFAS dans les terres agricoles via ses boues d’épuration, révèlent Disclose et France 3. D’après notre enquête, 44 communes pourraient être touchées. Informé de ces pratiques et de la toxicité des produits utilisés par l’industriel, l’État a laissé faire.
Des terres aux légumes, des rivières aux poissons, jusqu’au sang des habitant·es : les PFAS ont tout contaminé dans une quinzaine de communes des Ardennes et de la Meuse, révèlent Disclose et France 3. Des analyses réalisées avec un laboratoire de l’université de Montréal montrent des taux record de « polluants éternels » dans les parcelles agricoles. Cette pollution pose un « risque direct pour la santé », d’après une note à « diffusion restreinte ».
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Nos dernières enquêtes et leurs coulisses, racontées par nos journalistes.
Un vaste réseau de corruption a permis d’exploiter les failles d’Interpol pour bloquer les notices rouges d’au moins vingt-huit criminels présumés. Au cœur du système : l’ancien président de la commission de contrôle des fichiers (CCF), l’organisme de surveillance d’Interpol, et le bureau de l’organisation en Moldavie. Malgré des alertes, Interpol a tardé à réagir, révèle Disclose sur la base de documents inédits.
Révélations en vidéo sur le détournement des outils d’Interpol par la Russie de Vladimir Poutine, qui s’en sert depuis plus d’une décennie pour traquer des opposant·es en exil. Un film produit et réalisé par nos partenaires de la télévision britannique BBC.
Avec près de 3 500 notices rouges en circulation, le Tadjikistan fait partie des trois pays qui sollicitent le plus Interpol au monde. Sous couvert de lutte contre le terrorisme, la dictature tadjike pourchasse des opposant·es politiques et des citoyens musulmans sans lien avec des organisations armées. Malgré les violations répétées de son règlement, Interpol laisse faire.
Depuis une décennie, la Turquie s’appuie sur l’organisation de police criminelle pour mener une traque acharnée contre des opposant·es politiques et des journalistes en exil, révèle Disclose, documents confidentiels d’Interpol à l’appui. Face à l’ampleur des manipulations, l’agence internationale a imposé des contrôles renforcés à Ankara en 2021, avant de faire machine arrière.
L’organisation internationale de police fait l’objet d’un vaste détournement de sa mission de lutte contre la criminalité au profit d’États parmi les plus répressifs au monde, révèlent Disclose et la BBC. Persécutions, fichage, arrestations arbitraires… Révélations sur un système qui permet à des régimes autoritaires comme la Russie, la Turquie ou le Tadjikistan d’utiliser Interpol pour traquer leurs opposant·es à travers le monde.
La Russie use de tous les outils offerts par Interpol pour traquer opposants, journalistes et militants en exil, révèlent Disclose et la BBC, sur la base d’une fuite de données internes à l’organisation. Alors que des contrôles renforcés ont été mis en place après l’invasion de l’Ukraine, en 2022, les abus n’ont jamais cessé. Plutôt que de sévir, Interpol a récemment allégé les mesures de surveillance imposées à Moscou.